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Depuis 1985, le Club de la Presse Informatique & des Télécoms favorise
l'échange d'informations entre les différents acteurs du marché de
l'informatique et des télécoms et la presse.
Tout au long de l'année, petits déjeuners, tables
rondes, séminaires traitent de
thèmes
d'actualités réunissant les
principaux acteurs de l'Industrie et la Presse.
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Consultez nos différentes synthèses
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Séminaire 21-23 janvier 2000 – Les Arcs
CRM
:
PREMIERS RETOURS D'EXPERIENCES
table ronde animée par Philippe Janiaux
, journaliste indépendant
Intervenants
Synthèse
du débat, réalisée par Roger Bui - Logiciels & Systèmes
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META GROUP |
M. Jean-Louis PREVIDI |
Vice Président International Global
Networking Strategies |
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ELF-ANTARGAZ |
M. Philippe NARBEBURU |
Chef du département Réseau, en charge du
projet CRM "Carrousel" |
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GENERALE DES EAUX |
M. Michel MONTEIL |
Responsable du Service Relation Clientèle
au sein de la Direction des projets |
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HEWLETT-PACKARD |
Mme Rosi JAN |
Directrice Projet Mondial CRM HP |
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PAPETERIE DE
VERSOIX |
M. Milan M. VUCKOVIC |
Directeur Général |
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POMPES
SALMSON |
M. Michel MATTON |
Responsable Informatique |
Accès direct au site de
Logiciels & Systèmes : 
Synthèse
du débat, réalisée par Roger Bui - Logiciels & Systèmes - Publication
avril 2000
| CRM :
Premiers retours d’expérience
A l’occasion du dernier séminaire du Club de la Presse Informatique,
qui s’est tenu le 22 janvier dernier, nous avons eu l’occasion d’écouter
les expériences de cinq utilisateurs ayant développé et mis en
production un projet de CRM. Très intéressantes sur de nombreuses
facettes, ces expériences n’avaient toutefois pas l’ampleur d’un
grand déploiement.
Pour ceux que cela intéresse, nous rappelons que nous avons publié
un Dossier Spécial CRM en février (L&S N°45) dans lequel vous
trouverez de nombreuses informations et réflexions. Nous laissons la
parole aux intervenants. |
| Rosy
Jan : Directrice Projet Mondial CRM chez Hewlett-Packard
Responsable de la mise en place du projet CRM mondial, Rosy Jan dirige
l’équipe en charge de l’aspect " business process "
et qualité:
" Nous avons décidé de déployer le CRM dans la division
Entreprise, autrement dit avec nos 100 premiers clients. Nous avions
déjà, dans certaines régions du globe dont l’Europe et les
États-Unis, mis en œuvre des outils d’automatisation des forces de
ventes. Toutefois, le CRM ne se résume pas seulement à l’automatisation
des forces de ventes, mais doit aussi comporter l’intégration entre le
" front-office " et le
" back-office ".
La direction a souhaité donner une vision identique à sa gestion de
la relation client, partout au monde. Un des axes stratégiques du groupe
consiste à améliorer notre expérience client (Total Customer Experience),
à savoir offrir le même accueil client quel que soit l’endroit du
globe, faciliter l’accès à la bonne personne, au bon moment, gérer un
client mondial, disposer des informations consolidées sur toutes les
interactions avec nos clients. Bref, cela consiste à avoir une vue à
360° de nos clients, depuis le début de l’achat, la mise en place du
système, la formation, les différents conseils, l’évolution de la
plate-forme, etc.
Le projet a été lancé très récemment, en octobre 1999. Nous allons
aussi implémenter le service client, la télévente, le marketing, et le
service. Cela nous permettra d’anticiper sur les besoins des clients. La
base technique retenue est Oracle CRM car elle correspond à notre vision
client. C’est, par ailleurs, une plate-forme robuste car le nombre d’utilisateurs
va augmenter rapidement. Enfin, elle dispose d’une architecture conçue
pour Internet avec une facilité déploiement, d’intégration des outils
e-commerce ".
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Jean-Louis
Prévidi, Meta Group
Jean-Louis Prévidi, analyste Meta Group,
vice-président international du service Meta Group " Global
Networking Strategies " (GNS), fait le point sur la gestion de
la relation clientèle (GRC).
Être en relation directe avec ses clients, les connaître
parfaitement, anticiper leurs besoins, savoir rapidement répondre à
leurs attentes, les fidéliser, avoir des clients qui soient profitables,
etc. C’est aujourd’hui sur ce terrain que les entreprises doivent
faire la différence.
La gestion de la relation clientèle est un ensemble de processus qui
interviennent à tous les niveaux d’une entreprise, technologique,
humain mais également au niveau de la stratégie de l’entreprise. C’est
ce qui fait de la gestion de la relation clientèle un projet d’entreprise
complexe, qui demande un investissement conséquent pour les entreprises.
On considère que plus de 50% du budget de développement
informatique des grandes entreprises sera consacré à la mise en place de
ce type de projet. Une étude récente du Meta Group révèle que plus
de 60% des entreprises interrogées affirmaient qu’elles intégraient
des technologies de GRC, mais que moins de 10% étaient parvenues à des
niveaux élevés d’intégration. " Un projet de CRM est un
projet lourd qui, dans certains cas a une ampleur de 5 à 6 fois
supérieure à celle de la mise en place d’un ERP ",
affirme Jean-Louis Prévidi.
Les 4 dimensions de la GRC
- Faire du client le centre de gravité de l’entreprise et faire
évoluer la culture d’entreprise vers la prise en compte des circuits
logistiques de l’information.
- Optimiser la réactivité commerciale et les performances de l’entreprise
en identifiant des progiciels adaptés, en mettant en place une
infrastructure flexible et un service d’entrepôt de données.
- Piloter l’intégration des applications de gestion des ressources (ERP),
de planification logistique (SCM), de relation clientèle (CRM) et de
gestion des performances opérationnelles ou commerciales.
- Intégrer son système d’information avec celui de ses partenaires
entreprises et l’ouvrir à ses clients, tout en garantissant la
sécurité des informations afin d’évoluer vers une organisation
virtuelle.
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| Michel
Matton : Responsable informatique chez Pompes Salmson
Il existe des responsables informatiques chargés des projets CRM.
Michel Matton persiste et signe. Salmson fait partie du groupe W Salmson
AG qui réalise 2,5 milliards de FF de chiffre d’affaires, dont 900 MFF
sont générés par Salmson (50% à l’export). Salmson compte 800
employés environ.
" Le mot CRM, il y a quelques mois, je ne savais même pas qu’il
existait. Chez Salmson, nous vendons des pompes et pas de la haute
technologie, même si nous avons des pompes très complexes. Nous n’avons
pas conceptualisé afin de savoir ce qui constitue le CRM, son comment et
son pourquoi. Nous avions simplement des problèmes pratiques de terrain
à résoudre.
Pivotal est l’outil fédérateur que nous avons trouvé est capable d’aller
chercher l’information à ces différents niveaux. Chaque acteur, à son
niveau, alimente aujourd’hui l’information qu’il maintient et qu’il
connaît, au profit de l’entité commerciale qui récupère l’information
en temps réel. Nous avons, à ce jour (janvier 2000), une expérience de
7 mois environ en production. Nos commerciaux n’ont peut-être pas
encore une vision à 360° du client, mais certainement à 340°. Nous
continuons à mettre en place des pôles qui sont invités à se rallier
à ce fédérateur, pour avoir véritablement cette vision complète du
client et des prescripteurs. Dans notre monde, les prescripteurs sont des
donneurs d’ordres, maîtres d’ouvrage. Ils sont aussi importants,
voire plus importants que le client final.
A niveau du cahier des charges, la première demande simple était de
doter la force de vente des AC nomades d’un outil les aidant dans le
travail quotidien d’attaché commercial, avec tout ce que cela implique,
à savoir : aide à l’organisation personnelle ; gestion du
portefeuille clients et prospects et une vision du produit ;
avoir une entrée unique à ces fonctions, en l’occurrence via un
ordinateur portable. Ce cahier des charges a été établi par les AC dans
le cadre d’un groupe de projet. Nous avons passé la première étape.
La suivante a consisté à commencer à connecter des pôles tels que le
SAV (Service Après Ventes), le suivi physique des commandes à l’export,
etc. La troisième étape permettra, grâce à des outils, de mesurer la
rentabilité du système ".
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| Michel
Monteil : Responsable du service Relation Clientèle à la
Générale des Eaux (groupe Vivendi)
Responsable du service Relation Clientèle au sein de la direction des
projets à la Générale des Eaux (groupe Vivendi), Michel Monteil
intervient en tant que maître d’œuvre. La réorganisation du pôle
distribution d’eau, que l’on appelle Pôle Eau a regroupé 45
sociétés de tailles très différentes allant de la petite société
locale, à la Générale des Eaux, avec des organisations gestion de
clientèle, marketing et commerciale dédiées, avec des approches
entièrement différentes. Les métiers même, sont différents. Chacune
des sociétés avait son système d’information, sa technologie, son
architecture, des prestataires et des outils métiers. 17 systèmes
complètement différents ont été dénombrés.
" Dans le cadre de la Générale des Eaux, nous avons deux
clients : la Collectivité Locale avec qui nous traitons pour l’assainissement
et la distribution de l’eau et les Usagers. Pour ces derniers, nous n’avons
pas de démarche commerciale, au sens classique du terme. Les gains ou la
profitabilité vont se retrouver sur des thèmes un peu différents,
essentiellement à la notion de recouvrement, c’est-à-dire gestion des
impayés.
La réorganisation du Pôle Eaux a permis de réviser notre approche
CRM, notamment sur le plan de la rentabilité. Il s’agit de la
rentabilité du chargé de gestion de clientèle. Un des éléments
moteurs de la refonte de la gestion clientèle a été la mutualisation
des ressources avec le développement des centres d’appels. Le projet a
été lancé fin 1997 et s’est terminé fin 1999 avec la mise en place
du dernier centre de service client de la Générale des Eaux, celui de la
banlieue de Paris qui gère le contrat du syndicat des eaux d’Ile de
France, le Sedif.
Le système d’information métier a été développé par Alcatel et
toutes les composantes gestion de contacts, rôle, suivi, procédures,
règlements sont intégrés au niveau de cet outil.
La gestion de campagnes d’appel sortant permettra, dans un premier
temps, d’effectuer des recouvrements, mais seront utilisées par la
suite pour des propositions commerciales comme les assurances vie. Les
centres d’appels sont équipés de produits Lucent. Dans les deux
années à venir l’objectif est d’atteindre un niveau de convergence
entre les outils CRM utilisés par les différents métiers. Un pilote est
en cours de mise en œuvre à Lyon sur le métier de la distribution d’eau.
La base clientèle est très variable selon la région, de 450 000
à plus d’un million. Le plus petit site fait 45 chargés de clientèle
et le plus gros 70. Les équipes de téléopérateurs dans le cadre du
recouvrement viennent en plus et comportent généralement une vingtaine
de personnes. Le nombre d’appels, sur les petits sites atteint 1500 par
jour en moyenne et 4500 pour les plus importants ".
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| Philippe
Narbeburu, Chef du département Réseau Commercial chez Antar-Gaz
Chef du département Réseau Commercial en charge du projet CRM
" Carrousel ", au sein d’Antargaz, Philippe Narbeburu
est plutôt satisfait des résultats. Elf-Antargaz est une filiale de
distribution de GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié) qu’on trouve soit en
emballages conditionnés sous la forme des bouteilles de gaz bien connues,
soit en vrac dans des citernes chez des particuliers ou des
professionnels, pour l’eau chaude et le chauffage essentiellement. La
société réalise 4 milliards de FF de chiffre d’affaires réalisé par
un réseau de concessionnaires exclusifs qui sont des entrepreneurs
indépendants. Le marché compte quatre acteurs majeurs : Butagaz,
Primagaz, Totalgaz et Elf-Antargaz.
" L’application " Carrousel " ne
concerne que la population de commerciaux itinérants dont la mission
première consiste à travailler un portefeuille de prescripteurs qui sont
les plombiers, les chauffagistes, les bureaux d’études, des
architectes, etc. Ces personnes peuvent transmettre aux attachés
commerciaux des informations sur les futurs clients finals. L’objectif,
pour les attachés commerciaux consiste alors à démarcher ces clients
finals afin de leur faire signer un contrat de fourniture de gaz.
140 attachés commerciaux couvrent toute la France. Ce sont 140
méthodes d’organisation différentes. Cette population travaille pour
les 35 concessionnaires. Une des raisons essentielles de Carrousel est l’homogénéisation
des méthodes commerciales. Nous l’avons formalisée et automatisée en
utilisant Pivotal. La raison majeure du choix de Pivotal portait
essentiellement sur la garantie d’une mise en œuvre rapide et le fait
que le partenaire SSII, Euriware, nous l’a préconisé. Démarré en mai
1999, les premiers équipements pour les attachés commerciaux ont
fait leur début en octobre 1999
Chaque attaché commercial gère en moyenne 300 prescripteurs.
Auparavant, il gérait son portefeuille sur papier. Maintenant il est
équipé d’une mallette dans laquelle il y a une tablette graphique, un
stylet, un GSM, une imprimante. Dans le projet Carrousel, il gère quatre
informations : le fichier prescripteur ; le fichier prospects
(clients finals) ; le fichier affaires (contrats) et le fichier plan.
Pour l’installation chez le client un plan à l’échelle doit être
dessiné pour déterminer l’emplacement de la citerne, en tenant compte
des contraintes de sécurité.
Les informations remontent au niveau de l’ERP de la société, JD
Edwards en l’occurrence, et viennent alimenter le profil client. A ce
jour (janvier 2000) nous avons 40 attachés commerciaux équipés. Les
commerciaux ont dû saisir eux-mêmes leurs informations, ce qui a
constitué un entraînement pour la pratique du clavier, outre le module
de formation de trois jours pour l’utilisation de l’outil. Ils ont à
leur disposition une " hot-line " qui peut les
dépanner.
Du point de vue des attachés commerciaux, l’outil a renforcé leur
connaissance de leur terrain et de leur potentiel. Globalement ils sont
satisfaits de l’outil. Les plus se trouvent, par exemple, dans le plan
informatisé, document qui était dessiné à la main auparavant. Sortir
un plan sur une imprimante est un acte très professionnel qui renforce
leur image aux yeux du prescripteur et du client final".
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| Milan
M. Vuckovic, Directeur général la Papeterie de Versoix
Depuis juin 1998, date à laquelle Milan Vuckovic est entré au Conseil
d’administration de la Papeterie de Versoix, il est question de la
pérennité de l’entreprise. La Papeterie de Versoix existe depuis 1938
et se trouve dans une très belle région, Genève, mais qui n’est pas
idéale pour une usine à papier. Quelques chiffres : 50 000
tonnes de papier fabriqués par an, soit 180 tonnes par jour ;
chiffre d’affaires de 200 MFF ; 100 employés de culture très
manufacturière et 20 clients, en Suisse et en Europe.
" Dans notre recherche d’une meilleure rentabilité,
nous avons vite compris qu’il n’y avait pas grand chose à faire au
niveau des coûts. En revanche, notre caractérisation se trouve dans le
produit que nous fabriquons, qui est un produit fini. Le papier de bureau
est devenu une commodité. En France il s’en consomme 600 000
tonnes par an, soit 100 kg par personne et par an.
L’opportunité d’améliorer les choses passait soit, par une
meilleure rentabilité, soit par la croissance. En Suisse, nous ne
pouvions pas vendre directement aux clients de nos clients. Nous nous
sommes alors posés la question de savoir si nous pouvions goûter à l’aspect
lucratif de la distribution, en nous positionnant en aval.
Avec l’aide de Syseca et le produit Pivotal, nous avons créé un
pilote qui vise la région Rhône-Alpes où 280 000 entreprises sont
installées. Nous avons voulu savoir si nous pouvions accéder directement
à ce marché où la ramette est vendue à 22 ou 23 FF, pour un prix d’achat
des grossistes de 13 à 14 FF. A la fin de la période d’acquisition
entre février et juin 1999, via une prestation de télémarketing, nous
avions capté 2300 clients. Donc nous sommes passés de 20 à 2320
clients. Il est clair que les 20 clients achètent par camions de 20
tonnes et les 2300 autres achètent des quantités de septante kilos.
Versoix dans les années 80 était la Rolls-Royce du papier, surtout
pour les copieurs dont les bourrages étaient fréquents. Aujourd’hui ce
n’est plus le cas car les machines sont beaucoup plus tolérantes et les
papiers peuvent venir de Russie ou d’Indonésie.
Nous avons déterminé le fait que le retour sur investissement était
moins de deux ans. Nous travaillons avec les plus grands cabinets de
conseil et nous nous sommes rendus compte que personne ne savait
exactement ce qu’était le CRM et ce qu’il fallait mettre dans le
système. C’est le chaos. Moralité : nous avons inventé au fur et
à
mesure notre CRM ".
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