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Depuis 1985, le Club de la Presse Informatique & des Télécoms favorise
l'échange d'informations entre les différents acteurs du marché de
l'informatique et des télécoms et la presse.
Tout au long de l'année, petits déjeuners, tables
rondes, séminaires traitent de
thèmes
d'actualités réunissant les
principaux acteurs de l'Industrie et la Presse.
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Consultez nos différentes synthèses
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10 janvier 2001
Cabinets
de Conseil / Intégrateurs / Constructeurs :
qu'apporte vraiment aux
entreprises, l'actuelle redistribution des rôles ?
Petit
déjeuner animée par Philippe
Grange, journaliste indépendant
Intervenants :
Synthèse
du débat
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ACCENTURE
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Benoît
GENUINI
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Président
Accenture France
Membre du Comité Exécutif Mondial
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CAP
GEMINI ERNST & YOUNG
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Richard
SEURAT
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Vice
Président
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EDS
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Antoine
ROSTAND
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Président
EDS France
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HP
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Jean-Paul
WAGNER
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Directeur
Général HP Services
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PRICEWATERHOUSECOOPERS
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Jean-Paul
CHOQUEL
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Associé
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| Les activités des cabinets de conseil et des prestataires de services
informatiques ont-elles vocation à fusionner ? Après la fusion de Cap Gemini et d'Ernst & Young et la tentative de rapprochement entre HP et PriceWaterhouseCoopers, les avis restent partagés.
" Les clients ne veulent plus payer pour qu'on leur dise ce qu'il faut faire, mais pour qu'on le fasse ! " Cette phrase illustre la conviction de ceux qui pensent que conseil et service vont devenir indissociables. Les clients veulent des solutions peu risquées, rapidement opérationnelles et capables d'évoluer. Cela implique l'intégration progressive des services et du conseil.
L'impact des systèmes d'information sur la stratégie des entreprises devient tel qu'il
est difficile pour les prestataires de services de ne pas intervenir le plus en amont possible. Et donc de travailler en plus grande cohérence à défaut de travailler en partenariat avec les cabinets de conseil. Dans ce cas, la logique conduit à un rapprochement des activités au sein d'une même entité.
Ceux qui tiennent à dissocier les deux activités invoquent la difficulté à faire cohabiter des consultants et des informaticiens. Leurs pratiques, leurs carrières comme leurs rémunérations n'ont que peu de choses en commun. Le problème est d'autant plus visible lorsque le prestataire est également constructeur. Quid alors de son objectivité lorsqu'il préconise une solution ? Pour les consultants comme pour les intégrateurs, bâtir une relation à long terme avec ses clients nécessite une indépendance totale vis-à-vis des constructeurs, des opérateurs de télécoms et des éditeurs de logiciels.
A cela s'ajoutent les difficultés liées à l'évolution rapide des problématiques des clients. Lorsqu'un projet dure 18 ou 24 mois, le périmètre du problème change avec le temps. La solution mise en
oeuvre doit donc évoluer elle aussi pour apporter une solution efficace même si différente de ce qui avait été prévu. Cela signifie que consultants et informaticiens doivent être à même de travailler de façon cohérente sur un projet évolutif. De plus en plus, cela est synonyme d'une rémunération liée à la valeur créée pour le client et non plus à un nombre de journées évalué a priori.
Pour répondre aux attentes de leurs clients tant en termes de rapidité de mise en
oeuvre que d'engagement de résultats, les cabinets de conseil comme les prestataires de services vont devoir industrialiser leurs pratiques. Ils doivent déjà avoir une envergure internationale capable d'accompagner leurs clients multinationaux. Ils devront pouvoir adopter les mêmes approches d'un pays à l'autre et mettre en
oeuvre les mêmes solutions. Pour cela, il leur faudra atteindre une taille critique. Le marché risque donc de se consolider dans les mois à venir et l'on assistera à de nouvelles opérations de rapprochement.
Cela risque d'exacerber encore les problèmes de recrutement. En effet, les cabinets de conseil, mais aussi les intégrateurs connaissent des turnovers compris entre 15 et 30 %.
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