Les
Web Services seraient-ils la pierre philosophale de l’interopérabilité ?
Au contraire, au vu des chiffres annoncés par les différents cabinets
d’études de marché, il semble qu’ils soient bien réels et
tangibles, même s’il leur faudra encore un petit peu de temps avant de
s’imposer sur le marché. Seulement 5 % des entreprises s’en servent
aujourd’hui, mais plus de 80 % d’entre elles les exploiteront d’ici
à 2008. Le marché aura alors dépassé les 21 milliards de dollars !
Mais
que désignent vraiment ces mots? Il s’agit d’un ensemble de standards
permettant la circulation d’informations ou de documents entre des
applications, que celles-ci tournent sur les systèmes d’une entreprise
(applications anciennes et nouvelles) ou de plusieurs entreprises (échanges
de services entre partenaires, collaborations). Ces standards décrivent
comment les informations sont échangées entre les programmes, comment un
client est défini, ce qu’est un numéro de facture, etc. En cela, les
Web Services sont complémentaires des EAI (Enterprise Applications
Integration).
Cette
approche pose des problèmes d’urbanisation des systèmes
d’information. C’est-à-dire que les Web Services ne résoudront pas
tout tout seuls. Il faudra organiser les règles d’échanges,
d’affectation, d’autorisation, etc entre applications. Ces questions-là
ne seront pas résolues par la technologie, mais par l’organisation,
autrement dit par des décisions qu’il faudra prendre !
Cette
réorganisation accélère le retour sur investissement. En effet, si la
mise en place de Web Services entraîne une réorganisation, celle-ci accélère
les processus dans l’entreprise, les factures sont émises plus tôt,
donc vraisemblablement encaissées plus rapidement, les besoins de trésorerie
en sont réduits d’autant. Enfin, le couplage d’applications rendu
possible par ces échanges, permet la création de nouvelles chaînes de
valeur.
L’application
mise en œuvre par le Printemps.com pour la gestion des listes de mariage
le prouve. Abordés avec simplicité et sans appréhension, les Web
Services facilitent le développement des nouvelles applications de
commerce électronique, impliquant plusieurs partenaires de façon
totalement transparente pour les usagers. Conseils de Benoît Rigaut,
directeur technique, venu témoigner : ne pas se laisser
impressionner par la technologie !