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Depuis 1985, le Club de la Presse Informatique & des Télécoms favorise l'échange d'informations entre les différents acteurs du marché de l'informatique et des télécoms et la presse.

 

Tout au long de l'année, petits déjeuners, tables rondes, séminaires traitent de thèmes d'actualités réunissant les principaux acteurs de l'Industrie et la Presse.

 

 

 

 

 


 

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 Séminaire 24-26 janvier 2003 – Les 2 ALPES

"Optimiser, rentabiliser, réutiliser : nouveaux défis des DSI ?"
Table ronde animée par Philippe Grange 

Compte-rendu de la table ronde

avec les témoignages de : 

ALSTOM

M. Jean-Pierre DEHEZ, DSI

LEROY-MERLIN

M. Hervé SIMON, DSI

NEXANS

M. Guy NICOLAS, IT Manager

TotalFinaElf

M. Alain MOSCOWITZ, DSIRH

articles publiés :
Netcost&Security,  le 31 janvier 2003

Compte-rendu  

Les temps changent ! Les sirènes technologiques ont laissé un goût amer à ceux qui ont eut la faiblesse de tout prendre pour argent comptant. Aujourd’hui, les DSI sont de plus en plus appelés à discuter avec leur direction générale. Non plus de Linux, de SGBD ou autre TCPIP, mais de comptes d’exploitation, de rentabilité, ou de retour sur investissement… Pour la première fois, ils doivent donc faire plus, et même mieux, avec moins. Plus question dans ces conditions de dépenser sans compter. L’heure est à l’optimisation, la rentabilisation, et même la réutilisation des systèmes d’information.

Une étude du Gartner Group révèle que 60 % des entreprises ont revu leur budget « Hi Tech » à la baisse. Au premier trimestre 2002 les investissements informatiques des entreprises auraient ainsi décliné de 7% en Europe, et de 8% aux Etats-Unis. Certes, les DSI dépensent toujours. Mais avec plus de discernement, et avec des attentes bien précises. Leurs premières motivations concernent désormais les gains d’efficacité fonctionnelle (35% d’entre eux), les problèmes liés à l’augmentation du chiffre d’affaires (35%), et les problématiques liés à la réduction des coûts (30%). Pour atteindre ces objectifs, sans déroger aux nouvelles contraintes budgétaires, un remaniement en profondeur des services et des systèmes informatiques s’impose.

Briques fonctionnelles

C’est ainsi que les DSI de grands groupes tentent de définir, et de mettre en place en interne, un véritable catalogue de prestations. Cette démarche présente de nombreux avantages. Elle permet tout d’abord, en facturant leurs interventions à l’ensemble des entités de l’entreprise, de transformer les services informatiques en de véritables « business unit », dotés de leur propre compte d’exploitation, et donc capable de maîtriser leurs coûts.

De plus, ce découpage des prestations en une multitude de « briques fonctionnelles », entraîne une standardisation des différentes applications informatiques d’une entreprise. Diminuant ainsi non seulement leurs coûts de développement, d’implantation, et de maintenance. Mais permettant également leur réutilisation lors de nouvelles implantations.

Enfin, l’élaboration d’un tel catalogue clarifie la responsabilité des DSI. Ainsi, dans le cas d’envolée des coûts informatiques, il sera désormais possible de savoir si celle-ci résulte du simple maintien de l’outil dans un état de performance optimal. Ou si elle découle de développements spécifiques -donc hors catalogue- imposés par le business afin de se lancer sur de nouveaux marchés.

Premiers pas vers l’infogérance

Mais ce catalogage systématique des prestations informatiques s’avère également comme une bonne occasion pour le DSI, de faire l’état des lieux de son organisation. De séparer les applications stratégiques pour son entreprise, de celles qui ne le sont pas. Afin de décider s’il peut avantageusement remplacer certains logiciels « maisons », par des produits du marché. Ou même, une fois son service transformé en une véritable SSII interne, négocier au mieux le passage à l’infogérance. Cette externalisation résultera dans ce cas d’une véritable décision stratégique, et non pas d’une démission. Et l’affranchira de tout risque de perte de maîtrise de son outil informatique.

Ils ont dit

« On peut être à la fois bâtisseur, et coupeur de coûts ! »

« Tous les sites industriels qui fonctionnaient jusqu’alors en « centres de coûts » indépendants en matière de système d’information, sont devenus des clients de notre service informatique centralisé. Ceci nous a permis de chiffrer d’une manière globale ce poste budgétaire. »

 « Nous avons dû démontrer notre capacité à être de véritables gestionnaires, ce qui n’était pas jusqu’alors notre première qualité. » 

 « Nous considérons désormais l’informatique comme un business à part entière, avec un véritable compte d’exploitation. »

 « La direction générale est satisfaite, car je peux désormais lui présenter des comptes d’exploitation. »

 « Nous voulons créer à terme, une véritable SSII interne ! »

 « Nous avons découpé notre système d’information en briques, puis l’avons fait communiquer autour d’un bus applicatif, avant de remplacer petit à petit nos logiciels « maisons » par des produits du marché. »

 « Dans notre catalogue, nous avons mis l’accent sur la rationalisation des  services qui sont le plus utilisés. Ce sont eux qui permettront  de réaliser les plus grosses économies. »

 « Notre plus grand levier en matière d’économie est celui de la standardisation des applications. »

 « Notre seul objectif ? Faire en sorte que l’ensemble du personnel utilise les systèmes d’information. L’on ne doit pas opposer les DSI avec les autres fonctions de l’entreprise. »

 « Un DSI maître d’ouvrage entraîne obligatoirement un conflit d’intérêt avec le business au sein de l’entreprise. Par contre, nous devons avoir un rôle d’assistance à la maîtrise d’ouvrage. »

 « Notre catalogue de service est le même dans les 14 pays où nous sommes implantés. Comme les budgets sont bâtis au travers de ces catalogues, la consolidation se fait très rapidement. »  

 

    

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