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Depuis 1985, le Club de la Presse Informatique & des Télécoms favorise l'échange d'informations entre les différents acteurs du marché de l'informatique et des télécoms et la presse.

 

Tout au long de l'année, petits déjeuners, tables rondes, séminaires traitent de thèmes d'actualités réunissant les principaux acteurs de l'Industrie et la Presse.

 

 

 

 

 


 

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 Séminaire 20-21 juin 2003 – Le Touquet

"Le management des Ressources Humaines,  
facteur-clé de la performance de l'Entreprise"

Compte-rendu 

 Thème abordé sous deux angles distincts :  
I - A la redécouverte du capital humain  
II - Offshore, nearshore, onshore

Débat d'introduction,

vendredi 20 juin de 14h00 à 15h00, animé par Philippe Grange et Philippe Janiaux  
François Geuze - Professeur Associé en charge du DESS MRH à l'IAE de Lille

1er débat

vendredi 20 juin de 18h00 à 20h30, animé par Philippe Janiaux
A la redécouverte du capital humain : Politique RH, mobilité professionnelle, outils de gestion des compétences et de localisation d'expertise, …

Intervenants : 

Kronenbourg - Pierrette FREY
Groupe Euriware - Jean-Paul CROUZOULON, Directeur Général Développement  
OCE - Annick DUNN,DRH  
Oracle - Olivier LAGRE, Directeur eBusiness Advisors Oracle  
Unilog Management - Stéphane ZOUARI, Dr de la Business Unit Management Dynamique Humaine

 2ème  débat

samedi 21 juin de 14h00 à 16h30, animé par Philippe Grange
Offshore, nearshore, onshore : opportunités et limites de l'externalisation

Intervenants  : 

Pierre Audoin Consultants - Elisabeth de Maulde, Directeur Général Adjoint  
EDS - Jacques AUGUSTIN, Client Sales Executive  
Teamlog - Vincent BILLIET, Directeur du Développement  
SUN - Hervé DELPLANQUE, Remote Services Manager

  Compte-rendu  

La problématique du management des Ressources Humaines (RH) s’apparente à la quadrature du cercle. Les entreprises en général et les SSII ou les éditeurs en particulier veulent disposer des meilleurs collaborateurs au meilleur coût. Pour disposer des meilleurs, il faut savoir les recruter, les former et les fidéliser. Pour que ce soit au meilleur coût, il faut trouver les compétences adaptées aux besoins des clients, au bon moment et au bon endroit ! Tout en répondant à l’attente de ces clients, qui entendent disposer de plus de services, d’une plus grande qualité de prestations à des coûts réduits d’au moins 20 %…

Premier constat, cette situation fait de la direction des ressources humaines (DRH) une direction stratégique de l’entreprise et un acteur clef de sa compétitivité. Il ne s’agit plus seulement pour les DRH de calculer la paye et de recruter. Aujourd’hui, elles doivent gérer le capital humain, c’est-à-dire organiser, cartographier, former pour faire évoluer les compétences de leurs employés. Elles doivent être à même d’anticiper tous les événements qui interviennent dans la vie de l’entreprise comme le lancement d’un nouveau produit, l’implantation d’une nouvelle usine, une fusion ou une acquisition… « La donne a changé entre les managers, les salariés et la DRH. Pour faire plus avec moins, il faut que chacun apprenne à faire mieux ! » affirme un des intervenants (Olivier Lagrée, si tu veux savoir lequel noble lecteur !). C’est aussi l’affaire des outils. Les SIRH (systèmes d’information des Ressources humaines) se multiplient, même si beaucoup de projets avancent plus lentement que prévu ! Les outils décisionnels, s’ils sont disponibles, n’en sont encore qu’à leurs premiers pas, mais leurs apports seront précieux.

Pour répondre au mieux aux attentes de leurs clients tout en optimisant les coûts de production, les SSII et les éditeurs cherchent maintenant de nouvelles solutions comme, par exemple, l’offshore ou le « near shore ». Ces pratiques consistent à faire développer des programmes dans des pays ou des régions où le coût « humain » est inférieur à celui du pays demandeur. Il s’agit généralement de l’Inde, des Philippines, du Vietnam, mais aussi des pays européens comme l’Irlande, la Pologne, la Bulgarie ou la Roumanie. En ce qui concerne les « régions », certaines sociétés étasuniennes pratiquent le « near shore » avec le Canada. En France, il s’agit plutôt de décentraliser de l’Ile de France vers des régions où le coût des salaires et des loyers reste inférieur à celui de Paris !

De telles solutions permettent de disposer de personnel compétent partout dans le monde et donc de répondre à des besoins de fonctionnement d’un système informatique 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. En théorie ! Car la pratique s’avère plus compliquée. Bien que l’on en parle depuis longtemps, le marché est encore embryonnaire. Les entreprises françaises auraient dépensé moins de 100 millions d’euros en offshore en 2002, à comparer au chiffre d’affaires des SSII de plus de 10 personnes : plus de 20 milliards d’euros !

Les raisons de ce lent démarrage sont à chercher du côté des difficultés posées notamment par la langue. La plupart des pays offrant leurs services en mode offshore parlent correctement l’anglais. Ce qui explique en partie pourquoi les anglo-saxons pratiquent plus largement l’offshore que les Latins, par exemple. Autre explication : tout projet ne peut pas être « offshorisé ». Et surtout, dans ce domaine, les pays ne sont pas égaux. Ainsi, la Russie possède de fortes compétences en mathématique, le Maroc est plus adapté pour de la saisie. L’Inde « produit » quelque 70.000 ingénieurs informaticiens par an, alors que Madagascar peut en sortir 150 !

Enfin, les conditions techniques sont aussi à considérer. Il ne suffit pas de disposer d’un prix inférieur. En Chine, un développeur coûte 100 euros par mois, en Inde, ce coût est de 200 euros par mois. Mais l’électricité peut s’arrêter d’un instant à l’autre, ce qui oblige les sociétés à se doter de générateurs ! Les instances de représentation françaises des SSII ou des grands utilisateurs (Syntec et Cigref) affirment que la France souffre d’un handicap certain en matière de main d’œuvre à cause de sa législation sur le temps de travail. Mais ces instances reconnaissent aussi que ce handicap est compensé par de nombreux atouts comme de l’électricité à volonté, des infrastructures de communication performantes, des moyens de transport et un système d’éducation efficaces. L’offshore peut donc être une solution partielle, mais n’est en aucun cas une panacée !

De même, il faut que les clients aient atteint une certaine maturité pour accepter que leurs prestataires fassent développer une partie des programmes dans des pays lointains.

Bref, la solution semble être dans un subtil panachage entre les différentes solutions qui s’offrent aujourd’hui afin d’exploiter au mieux les ressources de chaque pays en garantissant la qualité des développements dans une contrainte économique de plus en plus forte.

 

 

 

    

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