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Depuis 1985, le Club de la Presse Informatique & des Télécoms favorise l'échange d'informations entre les différents acteurs du marché de l'informatique et des télécoms et la presse.

 

Tout au long de l'année, petits déjeuners, tables rondes, séminaires traitent de thèmes d'actualités réunissant les principaux acteurs de l'Industrie et la Presse.

 

 

 

 

 


 

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Table ronde du 21 janvier 2004

" PME/PMI et Technologies de l'Information :
Quels sont les besoins, les particularités des PME ? 
Facteurs de réussites .... "
animée par Philippe JANIAUX

 Avec les témoignages de :

Atonis - M. Guy Hédouin, Pdg (témoignage SAP)

SOS Villages d'Enfants -  Isabelle Moret, Directeur Financier (témoignage Econocom)


Et la participation de :

Groupe Euriware - Christophe Celette, consultant

Econocom Managed Services - Guillaume Lefebvre, Directeur des Ventes

Microsoft - Bertrand Launay, Directeur de la division PME-PMI

Oracle - Jean-Jacques Triboulet - Responsable marketing mid-market

SAP - Pascal Voirand, Responsable PME

Teamlog - François Leroy, Directeur Commercial France PME/PMI

 

Compte-rendu

Face à un marché des grands comptes qui a atteint sa maturité en matière d’équipement, les fournisseurs de matériels, de logiciels ou de services lorgnent du côté des PME/PMI. L’Hexagone compte en effet quelque 2,5 millions de PME/PMI…un gâteau très alléchant qui attise les convoitises !

Il ne fait aucun doute  pour tous les participants à cette table ronde que l’essentiel du marché des technologies de l’information se situe aujourd’hui dans les PME/PMI. La cible privilégiée : le « middle market » soit 40 000 entreprises entre 10 et 500 personnes. Mais les grands prestataires qui ont prospéré avec les grands comptes (souvent des multinationales) sont-ils vraiment au fait des besoins et des attentes de la PME de Carprentras en matière de technologies de l’information ? Le défi à relever est important car même pour les plus grands du secteur, comme le soulignait un intervenant « Sur le marché des PME nous ne sommes pas les leaders ».

 Revoir les modes de commercialisation  

Ce débat a mis en lumière une volonté affirmée des éditeurs et sociétés de service d’investir ce nouvel eldorado… mais la majorité des entreprises intervenantes a implicitement admis qu’elle se trouvait face à un marché protéiforme qu’il lui fallait apprendre à connaître. Cette carence culturelle du milieu des PME/PMI et l’atomisation de ce marché ont ainsi poussé les fournisseurs à adopter une démarche radicalement différente de celle pratiquée avec les grands comptes. Au lieu d’une approche directe des entreprises (avec des responsables de comptes dédiés) les éditeurs ont compris qu’ils devaient s’appuyer sur des réseaux de revendeurs et d’intégrateurs locaux. Les  participants ont souligné l’attachement des PME à la proximité avec leur fournisseur. Une notion, tout comme celle de « l’interlocuteur unique » qui pousse les plus grands prestataires à revoir leurs méthodes de commercialisation pour s’imposer sur ce marché. « Avant d’avoir recours à un seul et même prestataire nous avions de multiples intervenants externes qui se rejetaient la faute à chaque problème, c’était vraiment pénible. Aujourd’hui nous voulons une offre globale avec un seul numéro  de téléphone à contacter », a insisté le  représentant d’une société utilisatrice.

« Avec notre offre on peut faire l’économie d’une équipe d’exploitation au sein d’une PME », a affirmé un prestataire de service au cours du débat. Des réponses sont prêtes. Reste pour les fournisseurs à réussir à s’imposer sur un marché où le pragmatisme et l’incrédulité ont force de loi.

 Mêmes besoins…autres moyens

 La question essentielle est de savoir si des offres conçues initialement pour des grosses, voire de très grosses entreprises peuvent être aménagées pour répondre aux besoins des PME/PMI. En d’autres termes, suffit t-il simplement de brider un ERP initialement conçu pour gérer les activités des leaders de l’industrie ou de la finance pour le rendre opérationnel, et pertinent, au sein d’une petite entreprise familiale ? Si certains fournisseurs avouent avoir tenté cette approche par le passé ils reconnaissent aujourd’hui avoir dû procéder à des acquisitions afin de construire une  offre adaptée aux petites entreprises.

Les représentants des entreprises utilisatrices ont été clairs à cet égard : l’informatique est avant tout un outil qui doit répondre à un besoin précis et qui ne doit pas exiger de connaissances en informatique.

« Les PME ont de plus en plus les mêmes besoins que les grands comptes, mais pas les mêmes moyens », a expliqué un intervenant. Mais elles doivent aussi s’ouvrir à l’international et de plus en plus compter avec la pression des donneurs d’ordres et s’adapter à leurs exigences en matière de processus et de norme des échanges notamment.

Pas question pour les PME/PMI de se lancer dans des projets pharaoniques. Les outils dont elles ont besoin doivent être mis en œuvre rapidement. « Il faut un ERP plug and play !» a affirmé un fournisseur pour exprimer la demande de ses clients. Moins d’un mois d’installation là où il fallait 18 mois, voire plus, dans les grands comptes serait un délai très satisfaisant. La simplicité d’implémentation : C’est le défi lancé aux éditeurs par les PME. Un challenge à relever pour gagner la confiance de ces dernières. Reste que le besoin d’un ERP n’est pas toujours ressenti par les PME, et si l’intégration des différentes fonctions de l’entreprise est indispensable aux yeux de certaines elle est loin d’être une priorité pour d’autres. Cette diversité de visions quant à l’évolution de leur système d’information est caractéristique des PME/PMI. Très concernées par l’apport fonctionnel d’un logiciel, et les résultats qu’il est sensé apporter, les PME sont  peu sensibles aux sirènes du marketing. Les fournisseurs présents à la table ronde en sont conscients et avouent aborder ce nouveau marché avec humilité.

 Ils ont dit :

 « Nous avons du mal à cerner avec précision le périmètre de nos propres besoins »

 « On est passé dans les PME d’un système autocratique aux comités de direction »

«  L’exploitation, c’est compliqué et pas suffisamment pris en compte par les éditeurs »

« Nous avons galéré quelques années avant de trouver un interlocuteur »

«  Les PME sans ERP n’ont pas un grand avenir »

« Les intégrateurs connaissent mal le potentiel des progiciels »

« L’important après les projets c’est l’assistance aux utilisateurs »

 

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